.chalet BLA

/INTERVENTION SUR ANCIEN CHALET D’ALPAGE

Commune du Grand-Bornand -74-

MAITRE D’OUVRAGE : privé

PROGRAMME

– relevé de l’existant
– identification des éléments remarquables à valeur patrimoniale
– conception d’un projet de logement tout en conservant l’esprit du lieu

SURFACES:  182.15 m²

PLANNING : études en cours

Le projet consiste dans un premier temps en la réalisation d’un état de lieu du bâtiment. Il s’agit d’une ferme d’alpage familiale dont la réalisation date de 1792. Celle-ci est donc d’origine, seule la partie en contrebas de la façade Sud-Est (côté pente) est une extension datant de la fin du XIXème siècle (1880).

L’intérieure de ce chalet est toujours dans sa conception d’origine. A savoir, l’entrée sur le pêle (espace  de vie chauffé au feu de bois) et deux chambres de part et d’autre. L’écurie est au même niveau, le balcon rejoint le toilette d’époque. On accède au fenil (combles) par l’arrière du chalet, initialement on y stockait le foin et les récoltes nécessaires à la vie de la ferme. Une double peau ajourée, composée de solerets horizontaux, permettait de stocker le petit outillage et le bois. L’extension quant à elle renferme un atelier.

L’enjeu du projet est de cibler ce qui est important de conserver, pour garder l’esprit du site : un bâtiment économe sur lequel la dureté du climat et le travail agricole en montagne ont laissé des marques indélébiles. Tout en ayant conscience des nouveaux standards de  confort actuel, nous proposons de garder l’esprit confiné de l’organisation intérieure. Être compact pour une sobriété énergétique et fonctionnelle. Pour cela nous isolons à l’intérieur de l’enveloppe existante et aménageons sur chaque étage un logement composé de deux à trois chambres avec pour chacun un grand espace commun ouvert sur la chaîne des Aravis. Les chambres sont petites et un espace dortoir en mezzanine est aménagé comme pour créer un esprit «refuge».
La rénovation ne consomme qu’une partie du bâtiment, le reste (balcons, solerets, extension atelier) est laissé dans leur état initial.

Les façades en bois sont conservées en état. Le bois est vieilli et participe à garder le caractère rustique et ancien de la ferme. La toiture en tôles sera remplacée par d’une couverture en « tuiles » de bois, appelé «ancelles» dont la technique de pose est traditionnelle des pays de Savoie.

Aujourd’hui beaucoup de chalets d’alpage sont réinvestis pour devenir des lieux d’habitation plus ou moins permanents. Cet exercice soulève deux enjeux :
– comment conserver l’esprit d’une architecture et d’un mode de vie sobre reposant sur l’histoire de ce type de constructions ?
– alors qu’il s’agit pour la plupart de maisons «secondaires», comment concilier confort moderne et l’idée d’un retour à la simplicité et à la nature ?

Effacer le grand geste architectural et penser le projet comme un refuge au temps moderne a été notre posture.

.chalet BLA, vue

.chalet BLA, vue

.chalet BLA, schéma du site

.chalet BLA, schéma du site

.chalet BLA, plan masse

.chalet BLA, plan masse

.chalet BLA, vue d'ensemble

.chalet BLA, vue d’ensemble

.chalet BLA, plan de l'existant

.chalet BLA, plan de l’existant

.chalet BLA, plan du projet d'aménagement

.chalet BLA, plan du projet d’aménagement

.chalet BLA, détails de l'existant

.chalet BLA, détails de l’existant

.chalet BLA, coupe du projet

.chalet BLA, coupe du projet

.maison BLA, façade principale du projet

.maison BLA, façade principale du projet

.chalet BLA, vue

.chalet BLA, vue

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